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Le cinéma européen et les « forces de marché »

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 15 Septembre 2011, 07:47am

Catégories : #Economie

Le cinéma européen et les « forces de marché »

Le doute s’installe un peu partout… Et la décision de Moody’s, en pleine tempête boursière, d’abaisser la note de crédit de la Société générale, n’arrange pas les choses alors que son PDG fréquente les plateaux de télévision pour « rassurer » les gens. Il le fait d’ailleurs très mal car les personnes interrogées sentent le mensonge à plein nez. Bref, les capitalisations boursières des banques françaises ne cessent de fondre, comme le chocolat suisse. Avec la crise de la dette publique au sein de la zone euro, à laquelle les Européens peinent à répondre, les investisseurs sont, nous dit-on, de plus en plus inquiets pour la solidité du système bancaire européen. La situation est devenue telle qu’une sortie de la Grèce de la zone euro est ouvertement évoquée par de hauts responsables politiques en Allemagne et aux Pays-Bas.

Même si elles ont appliqué une décote de 21% sur la dette publique grecque qu’elles ont dans leurs comptes, les trois banques françaises (Crédit Agricole, BNP et Société générale) ont encore environ six milliards d’euros de dette souveraine grecque.  Crédit agricole et Société générale ont de surcroît des filiales dans le pays, avec respectivement Emporiki et Geniki . Surtout, une controverse est apparue fin août sur la valorisation des titres de dette grecque par certaines banques françaises. L’IASB, l’organisme chargé de fixer les normes comptables internationales, a reproché à certains établissements financiers, sans toutefois les nommer, d’avoir valorisé leurs créances sur l’Etat grec selon des méthodes internes de valorisation plutôt qu’en ayant recours aux prix de marché, ce qui aurait permis aux banques de passer des dépréciations moins lourdes dans leurs comptes.

La solution miracle des groupes occultes

On sait que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, fut désigné après avoir été adoubé par le Groupe Bilderberg. C’est lui qui est donc chargé par ses « pairs » de préparer une réforme dans le sens d’une union économique renforcée entre les pays membres de la zone euro. Vaste programme que les médias justifient par « la pression des marchés ». Quelle belle formule ! Ces médias n’évoqueront jamais les raisons pour lesquelles ce sujet est aujourd’hui sur la table, alors qu’hier tout le monde s’en fichait. Bref, ces réformes devraient formaliser l’existence de l’Eurogroupe, lui conférer des pouvoirs de contrôle élargis, ainsi qu’un président permanent. Ce sera le sujet principal du sommet européen des 17 et 18 octobre… On peut faire confiance aux « forces de marché » pour mettre un peu plus de pression afin de justifier ce que les banquiers internationaux attendent… un peu plus de nouveautés en faveur d’un Nouvel Ordre Mondial.

Attendons le discours de José Manuel Barroso, le caniche de Washington, qui s’exprimera le 28 septembre, lançant officiellement le sujet lors du discours sur l’état de l’Union, lors de  la session plénière du Parlement européen à Strasbourg. De notre modeste point de vue, le sommet de Cannes, dont nous avons parlé récemment commentant la visite de M. Baroin à Pékin, devrait être suivi, courant décembre 2011, d’une conférence intergouvernementale et d’une profonde révision du traité européen. En conclusion, nous dirons que cette crise profite plus que largement au programme de l’exécutif du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Ces gens-là veulent en terminer définitivement  avec l’Etat nation.

L.I.E.S.I

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