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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les femmes pourraient produire des ovules toute leur vie

Publié par wikistrike.com sur 27 Février 2012, 20:35pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Des enfants après la ménopause ?


Selon une étude publiée dimanche 26 février dans la revue scientifique Nature Medicine et reprise dans le New York Times, des chercheurs américains auraient réussi à extraire des cellules souches d'ovaires humains et à leur faire produire des ovules.

Jusqu'à présent, il était acquis que chaque femme naît avec un nombre défini d'ovules, qui diminue peu à peu au cours de sa vie, jusqu'à leur épuisement à la ménopause. Cette certitude est aujourd'hui remise en question par la découverte des scientifiques du Massachusetts General Hospital. Leurs résultats ouvrent également la voie à de nouveaux traitements contre l'infertilité féminine et au retardement de l'âge de la ménopause.

Le responsable de l'étude, Jonathan L. Tilly, et son équipe avaient suscité la controverse en 2004 lorsqu'ils avaient émis pour la première fois l'hypothèse de l'existence chez les souris femelles de cellules souches se transformant en ovules, car leur hypothèse remettait en question la notion de réserve non renouvelable d'ovules que possède une femme à sa naissance pour expliquer la durée limitée de sa fertilité.

Mais, en 2009, un groupe de scientifiques chinois de l'université Jiao Tong, de Shanghai, affirmait à son tour avoir trouvé ces cellules souches productrices d'ovules (CSPO) dans les ovaires de souris adultes. Dans la revue Nature Cell Biology, les chercheurs chinois expliquaient comment ils les avaient isolées, cultivées in vitro et fait proliférer avant de les réintroduire dans les ovaires de souris... où elles s'étaient transformées en ovocytes matures avant de libérer des ovules. Ces ovules ont ensuite été fécondés en présence de sperme et ont donné des embryons qui se sont développés normalement jusqu'à terme.

DES SOURIS ET DES FEMMES

Jonathan L. Tilly et ses collègues se sont inspirés de cette méthode pour dépister et isoler ces fameuses CSPO dans des ovaires humains. Dans un premier temps, ils ont éprouvé chez les souris leur nouveau protocole. Puis pour réaliser leur projet, les chercheurs états-uniens ont eu accès aux ovaires de six femmes âgées de 22 à 33 ans qui subissaient une intervention chirurgicale dans le but de changer de sexe. De ces ovaires, les chercheurs ont pu extraire ce qu'ils croyaient être des CSPO en raison de leur grande similarité avec les CSPO présentes dans les ovaires de souris femelles.

Après avoir modifié génétiquement les CSPO humaines, les scientifiques les ont réinsérées dans un échantillon de tissu ovarien humain qu'ils ont greffé sous la peau d'une souris. Une à deux semaines plus tard, les chercheurs ont observé la présence de follicules humains contenant des ovocytes. Pour des raisons éthiques et légales, l'équipe américaine n'a toutefois pas pu évaluer expérimentalement le potentiel de ces ovules, comme ils avaient pu le faire chez la souris.

"Aux États-Unis, il est illégal d'essayer de féconder des ovules humains à des fins expérimentales", rappelle Jonathan L. Tilly. Le chercheur a cependant annoncé qu'il projette de s'associer à une chercheuse de l'université d'Edimbourg, au Royaume-Uni, où les chercheurs seront autorisés à induire la fécondation de CSPO et à voir si des embryons normaux se développent.

La capacité à isoler des cellules souches dont les œufs pourraient être cultivés aiderait non seulement à lutter contre l'infertilité mais aiderait également les biologistes à comprendre comment les drogues et les aliments affectent les ovules.

 

Source: bigbrowser

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