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Oslo: des attentats préparés avec le plus grand soin

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 24 Juillet 2011, 15:20pm

Catégories : #Religion - pensées

Anders Behring Breivik a tout écrit dans un manifeste...

 

front-34-short-image-761682.jpgLoin d’être un coup de folie, la double attaque ayant frappé Oslo vendredi et dont Anders Behring Breivik est le principal suspect, semble avoir été préparée depuis longtemps. Le Norvégien de 32 ans, proche des milieux d’extrême droite et catholiques intégristes, a en effet diffusé sur internet un manifeste de plus de 1.500 pages, commencé en 2009, dans lequel il explique comment préparer une telle attaque.

 

Ce document, intitulé «2083, une déclaration d'indépendance européenne», a été posté sur internet quelques heures avant l’explosion près des locaux du Premier ministre, dans le centre d’Oslo. Il est signé du pseudonyme «Andrew Berwick, commandeur des chevaliers justiciers». Dans ce texte, l’homme dit sa haine des immigrés et du «marxisme culturel» qu’il assimile au multiculturalisme. Il s’en prend également aux partis politiques qui ont favorisé l’immigration, pour, dit-il, gagner des voix.

Call of Duty et World of Warcraft

Toute l’attaque de vendredi y est détaillée. Anders Behring Breivik affirme également avoir «tout planifié seul» et explique avec une précision extrême comment mettre au point une bombe ou préparer une fusillade de grande ampleur sans attirer l’attention. Il recommande notamment de jouer au jeu de simulation Call of Duty pour s’entraîner au tir, même s’il est mieux de s’entraîner «au fusil d’assaut réel». L’homme recommande également l’utilisation du jeu World of Warcraft, comme couverture, rapporte le site de jeux vidéo en ligne Kotaku.com.

Pour pouvoir s’isoler de sa famille et de ses proches sans qu’ils ne posent trop de question, le suspect n°1 de la tuerie d’Oslo conseille: «dites leur que vous avez commencé à jouer à World of Warcraft et que ça va vous occupez pour les prochains mois ou prochaines années». Et d’ajouter: «ce nouveau projet peut justifier votre isolement et que les gens comprennent pourquoi vous ne répondez pas au téléphone pendant de longues périodes. Dites-leurs que vous êtes complètement pris par le jeu».

«Le plus grand monstre» depuis 1945

Dans ce texte, il dit voir le «terrorisme comme moyen d'éveiller les masses» mais aussi s’attendre à devenir «le plus grand monstre depuis la Seconde guerre mondiale». Il explique également qu’il vaut mieux tuer «trop que pas assez» sinon le risque est de réduire «l’impact idéologique». Selon France info, ce texte s’achève ainsi: «ceci est sans doute mon dernier écrit, il est 12h50» vendredi dernier. Près de trois heures après, une déflagration énorme retentissait dans Oslo.

Dans une vidéo postée sur YouTube, le jeune homme de 32 ans compile ses obsessions, notamment sa haine des immigrés et de l'Islam en premier lieu et se présente en «croisé». Il diffuse par exemple un montage de la météo française présentée par Evelyne Dhélia: il s'agit des prévisions du Jihad pour le mois d'août dans le pays, avec une France où les voitures brûlent partout. A la fin de ce document, il se filme en tenue de combat.

 

Voir la vidéo:

 

M.P.
20minutes

TÉMOIGNAGES -Des rescapés racontent l'horreur de la fusillade...

Quelques heures après le carnage qui a frappé la Norvège, plusieurs rescapés de la fusillade de l'ïle d'Utoya ont témoigné. Plus de 700 jeunes, âgés de 14 à 17 ans, étaient réunis pour une manifestation du parti travailliste. Tous racontent qu'ils étaient en train d'échanger sur l'explosion venant d'avoir lieu en centre-ville d'Oslo lorsqu'ils ont été surpris par l'arrivée d'un homme habillé en policier, qui a commencé à tirer sur la foule.



Selon un témoignage reccueilli par le quotidien norvégien Aftenposten, le faux policier a même fait mine d'être venu pour les informer avant de tirer.

«Nous nous étions tous rassemblés dans le bâtiment principal pour parler de ce qui s'était passé à Oslo. Tout à coup nous avons entendu des tirs. Au début, on s'est dit que ce n'était pas possible», a déclaré une adolescente de 16 ans, Hana, au journal Aftenposten. «J'ai vu un policier qui se tenait debout avec des sortes de boules Quiès. Il a dit j'aimerais vous rassembler tous puis il a couru à l'intérieur et il a commencé à tirer sur les gens.», ajoute la jeune fille qui s'est sauvé dans l'eau et a nagé pour se cacher avec un groupe d'autres personnes.

«Je ne savais plus en qui faire confiance»

Alors que les coups de feu résonnaient, les jeunes paniqués cherchaient désespérément un abri, certains fuyant dans les bois. Jorgen Benone s'est lui caché derrière des rochers. «Je l'ai vu une fois, à environ 20 ou 30 mètres de distance. Je me disais 'J'ai peur pour ma vie'. J'ai pensé à toutes les personnes que j'aime. J'ai vu des bateaux mais je ne savais pas si je pouvais avoir confiance. Je ne savais plus en qui faire confiance», a raconté Jorgen Benone.

Les cheveux encore trempés par l'eau du lac, une jeune survivante a elle déclaré à la chaîne de télévision TV2: «Il marchait lentement mais avec détermination et il tirait sur tout le monde. Au bout d'un moment, il est arrivé où j'étais assise puis il est passé lentement et a tué dix personnes. (...) Il était si calme, c'est ça qui était si étrange.»

Adrian Pracon, 21 ans, lui aussi interrogé par Aftenposten, raconte être passé tout près de la mort à cet instant. Il a tenté de nager mais est revenu sur le rivage parce que ses vêtements le tiraient vers le bas. Il a alors vu le tireur «tirer sur tout le monde dans un groupe proche, un par un».«Je me suis étendu sur le sol et fait le mort. Il est venu vers nous pour vérifier que tout le monde était mort, il était seulement à un ou deux mètres de moi, si près que j'ai senti la chaleur de son arme». C'est à ce moment que l'homme lui a tiré une balle dans l'épaule. Adrian Pracon dit n'avoir pas bougé pour donner l'impression d'être mort, jusqu'à l'arrivée de véritables policiers. Il a passé la nuit à l'hôpital et sait déjà qu'il gardera des marques toutes sa vie, et ne pourra jamais plus remettre les pieds sur l'île d'Utoya.

 

20minutes

 

 

La Norvège a perdu son innocence

 

Plus de 90 morts, des disparus et près de 100 blessés : c'est le triste bilan des deux attaques qui ont ensanglanté la Norvège vendredi 22 juillet. Le suspect, un Norvégien de 32 ans interpellé vendredi soir, est présenté par la police comme un "fondamentaliste chrétien". Un choc pour la Norvège car, comme l'explique Sébastien Miraglia, chercheur à l'Institut norvégien des études de défense, jusqu'à présent "la principale inquiétude relevait du terrorisme d'origine islamiste, du fait de l'engagement de la Norvège en Afghanistan ou plus récemment, en Lybie".

 

 

La menace de l'extrémisme semble depuis vendredi être une réalité que l'on n'attendait pas en Norvège. Qu'en est-il exactement ?

 

Sébastien Miraglia : Comparé aux autres pays européens l'extrémisme en Norvège est particulièrement bas. C'est dans les années 1980 que les premiers "mouvements" extrémistes ont émergé. Il s'agissait de petits groupes, peu organisés et peu fédérateurs du fait d'un manque de hiérarchie et de leader charismatique, qui ne représentaient pas une menace pour la Norvège ou pour son peuple.

 

En février, la PST (les services de renseignements intérieurs norvégiens) a, dans un rapport, établi que la probabilité d'une attaque issue d'un mouvement extrémiste s'était légèrement accrue. Les conclusions du rapport ont mis en cause le rôle de la crise économique européenne ainsi que la hausse de l'immigration. Elles ont aussi fait part d'indications sur des possibles contacts entre des groupuscules et certains milieux du crime organisé, activant la propagation de violences et facilitant l'accès aux armes à feu. Mais la principale inquiétude relevait du terrorisme d'origine islamiste, du fait de l'engagement de la Norvège en Afghanistan ou plus récemment, en Lybie.

 

Quelle est l'approche norvégienne en matière d'extrémisme politique ?

 

Sébastien Miraglia : D'après les déclarations officielles, la surveillance des mouvements extrémistes et la protection des personnalités politiques font partie des quatre priorités des autorités, après la non prolifération nucléaire et le contre-espionnage. La PST travaille à détecter l'apparition de groupuscules radicaux, pour prévenir les comportements violents considérés comme issus des opinions extrêmes.

 

Comment s'effectue cette prévention ?

 

Sébastien Miraglia : D'abord par des campagnes de communications, via des vidéos par exemple, qui rappellent les risques sociaux de la radicalisation : isolement, stigmatisation, etc … Ensuite par la police locale qui effectue un véritable travail de proximité. Les Norvégiens parlent à la police, sans que cela soit compris comme de la délation : cela permet d'instaurer un dialogue, avec parfois, l'aide des travailleurs sociaux. Enfin, par la surveillance des réseaux sociaux, puisqu'Internet est un média difficilement contrôlable.

 

Au printemps dernier, est né un débat relatif à une directive européenne prévoyant de conserver les cyber-traces de chaque individu durant plusieurs mois. Mais le problème de la sécurité et de la confidentialité des données se pose. La Norvège, qui n'appartient pas à l'Union européenne mais en adopte la plupart des législations, voit son opinion publique plus que partagée sur la question. Avec les événements de vendredi, la question reviendra certainement au cœur du débat. Mais pour l'instant, l'heure est à la gestion de crise.

 

Quelles mesures de sécurité ont été prises pour le moment ?

 

Sébastien Miraglia: En Norvège, il n'existe pas plan d'alerte semblable au plan Vigipirate français. Ici les mesures de sécurité sont ad hoc. Elles répondent à un besoin identifié au préalable. Habituellement, la police n'est pas armée. Depuis vendredi, elle patrouille en possession d'armes de poing et de fusils d'assaut. La protection des membres du gouvernement et particulièrement du premier ministre a aussi été renforcée.

 

Quant à l'armée, elle a immédiatement a collaboré avec les forces de police pour secourir les blessés et sécuriser la zone. Cette coopération est fréquente : la garde nationale et la police militaire sont souvent un appui aux forces civiles pour les événements nationaux. La Norvège entretient un lien armée-nation très fort, auquel la population est habituée. Ces mesures restent néanmoins temporaires et d'ailleurs, les services de sécurité ont déjà levé les limitations de l'accès du public au centre-ville.

 

Quelles sont les leçons pour les autorités norvégiennes ?

 

Sébastien Miraglia : Le peuple norvégien se caractérise par sa résilience, sa capacité à encaisser les chocs. Nous sommes dans ce cas de figure. Les jeunes travaillistes qui ont survécu à l'attaque sur l'île Utoya sont déterminés à réorganiser leur université d'été au même endroit l'année prochaine.

Le premier ministre, Jens Stoltenberg, a déclaré vouloir "plus d'ouverture, plus de démocratie et plus de débat", sans mentionner une volonté d'entrer dans un Etat policier. L'objectif est d'affirmer la force de la social-démocratie norvégienne. Il y aura sûrement un avant et après 22 juillet 2011. Est-ce que cela va changer la politique de sécurité du pays ? Il est trop tôt pour l'affirmer. Ce qui est certain, c'est que la Norvège a perdu son innocence.

 

Propos recueillis par Jean-Marc Maurin - Le Monde
 
  
 
Attentats d'Oslo : le suspect reconnaît les faits

 

Le suspect des deux attaques qui ont ensanglanté la Norvège vendredi 22 juillet, Anders Behring Breivik, proche de l'extrême droite, a affirmé avoir agi seul dans un geste qu'il considère "cruel" mais "nécessaire".

 

La foule des Norvégiens rend hommage aux victimes.

Les Norvégiens rendent hommage à toutes les victimes et aux disparus.

 

 

 

Norvégien et âgé de 32 ans, Behring Breivik a préparé de longue date l'opération qui s'est soldée par la mort d'au moins 92 personnes, 97 blessés et un nombre indéterminé de disparus, selon un bilan provisoire de la police dimanche matin 24 juillet.

 

Peu avant de passer à l'acte, il a diffusé sur internet un manifeste de 1.500 pages, truffé de diatribes islamophobes et antimarxistes. "Il reconnaît les faits", a déclaré l'avocat du suspect, Geir Lippestad, aux médias norvégiens dans la nuit de samedi à dimanche. "Il considère que c'était cruel de devoir mener ces actions mais que, dans sa tête, c'était nécessaire", a-t-il ajouté.

 

Le jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus préparait activement son opération depuis l'automne 2009 au moins, ressort-il du manifeste rédigé en anglais et sous un nom anglicisé --Andrew Berwick--, et intitulé "A European Declaration of Independence - 2083".

 

"Je serai perçu comme le plus grand monstre (-nazi) jamais connu depuis la Seconde guerre mondiale", écrit Behring Breivik, qui se présente comme un croisé dans ce carnet de bord où il décrit les préparatifs de ses attaques.

"Coopératif"

Responsable présumé de l'explosion d'une bombe de forte puissance vendredi dans le centre d'Oslo et du massacre à l'arme à feu commis ensuite sur l'île d'Utoeya à une quarantaine de kilomètres de là, l'homme a été longuement entendu par la police.

"Il est coopératif", a déclaré une porte-parole de la police d'Oslo, Viola Bjelland.

Les enquêteurs refusent cependant pour l'instant de fournir tout élément sur ses motivations et son état d'esprit.

 

Anders Behring Breivik, a affirmé avoir agi "seul" dans la tuerie qui a fait au moins 92 morts et plusieurs disparus, a déclaré dimanche un responsable de la police d'Oslo, Sveinung Sponheim.

 

Elle enquête toutefois toujours pour déterminer s'il y avait "un ou plusieurs" tireurs lors de la fusillade sur l'île d'Utoeya.

90 minutes interminables

Dans le manifeste qui retrace ses gestes depuis 2002, Behring Breivik évoque "l'usage du terrorisme comme un moyen d'éveiller les masses".

 

Sur la foi des informations qu'il a mises en ligne sur internet, la police le décrit comme un "fondamentaliste chrétien" de droite, sans vouloir se prononcer sur d'éventuelles motivations politiques.

 

A la suite de la tuerie, le suspect a été arrêté sur l'île "sans opposer de résistance", selon le commissaire Sveinung Sponheim, de la police d'Oslo.

 

La fusillade a duré "environ une heure trente", a-t-il dit. Au cours de ces 90 minutes interminables, le suspect déguisé en policier et en possession de deux armes à feu a tiré sur un rassemblement de quelque 600 jeunes du parti Travailliste, réunis sur Utoeya pour un camp d'été.

 

Selon plusieurs témoignages, il appelait les jeunes à venir à lui, affirmant qu'il voulait les protéger puis ouvrait le feu sur ceux qui s'approchaient. Il a aussi tiré sur les personnes qui tentaient de s'enfuir à la nage, achevant les blessés et ciblant également les tentes dans lesquelles les adolescents campaient.

 

Le carnage, qui a suscité une vague d'indignation et de compassion à travers le monde, a débuté par un attentat à la voiture piégée dans le quartier des ministères à Oslo, qui a fait sept morts et neuf blessés graves.

 

Les attaques semblent ainsi s'être concentrées sur le parti travailliste, visant d'abord le siège du gouvernement de centre-gauche du Premier ministre Jens Stoltenberg, puis un rassemblement de la jeunesse travailliste.

 

Outre le manifeste, Behring Breivik a publié une longue vidéo sur YouTube, montrant sa farouche hostilité à l'islam, au marxisme et au multiculturalisme.

 

A la fin de ce document, le suspect apparaît sur trois photos, dont l'une le montre en

position de tir avec un fusil d'assaut.

Les propos d'un déséquilibré

Publiée le jour des attaques, la vidéo décrit l'islam comme "la principale idéologie génocidaire". "Avant de commencer notre Croisade, nous devons faire notre devoir en décimant le marxisme culturel", est-il également écrit.

 

Le Parti du Progrès (FrP), une formation de la droite populiste norvégienne, a annoncé que le suspect avait adhéré au parti en 1999 et l'avait quitté en 2006. "Cela m'attriste encore plus d'apprendre que cette personne a été parmi nous", a déclaré la présidente du FrP, Siv Jensen.

 

Dans un message mis en ligne en 2009 sur un site internet norvégien de débats, Breivik reprochait au FrP "sa soif de vouloir satisfaire les attentes multiculturelles et les idéaux suicidaires de l'humanisme".

 

Selon la fondation Expo, un observatoire des groupes d'extrême droite basé à Stockholm, le suspect avait été inscrit en 2009 sur un forum extrémiste suédois sur internet. Baptisé Nordisk, ce forum créé en 2007 déclare défendre "l'identité, la culture et les traditions nordiques".

 

Sur son profil Facebook, Behring Breivik se décrit comme "conservateur", "chrétien", célibataire, intéressé par la chasse et par des jeux vidéo de guerre.

 

Il se présente aussi comme directeur de Breivik Geofarm, une ferme biologique qui lui a donné accès à des produits chimiques susceptibles d'être utilisés pour la confection d'explosifs. Une centrale d'achat agricole a indiqué samedi qu'il avait acheté début mai six tonnes d'engrais chimiques.

 

Il vivait dans un quartier aisé à l'ouest d'Oslo. Une voiture de police stationne devant l'entrée de l'immeuble de brique rouge.

 

Selon un voisin, Emile Finneruo, qui dit avoir été en classe avec lui, "c'est le type classique, blanc, de la classe moyenne, le Norvégien bien propre sur lui, personne ne peut le suspecter".

 

Le roi Harald de Norvège, la reine Sonja, le prince héritier Haakon, M. Stoltenberg et des ministres ont rendu visite samedi aux survivants de la fusillade rassemblés avec leurs proches dans un hôtel près de l'île du drame.

 

L'armée et la police ont renforcé la sécurité des bâtiments et institutions après la double attaque, la plus sanglante en Europe depuis les attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid, qui avaient fait 191 morts.

 

 

La-croix.com avec AFP

 

 

 

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