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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Plafond de la dette américaine : l'accord est loin d'être signé

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 1 Août 2011, 22:33pm

Catégories : #Economie

Tout ça n'est que simulacre

 

sans-titre.pngConséquence de cette incertitude: après le regain d'optimisme sur les marchés né de l'annonce du compromis, l'enthousiasme est vite retombé et les principales places européennes ont fini dans le rouge.

 

Barack Obama a dépêché son vice-président Joe Biden lundi au Capitole pour donner des explications aux élus démocrates dont certains étaient mécontents des concessions faites par le président. «J'ai confiance» dans l'adoption du projet de loi, a déclaré M. Biden après ses rencontres avec les démocrates.

 

Après avoir longtemps insisté pour inclure dans le plan de nouvelles recettes fiscales, notamment en taxant les Américains les plus riches, M. Obama a finalement dû céder. En effet, l'accord conclu dimanche ne prévoit aucune hausse d'impôts sous aucune forme.

 

«Sandwich de Satan»

 

«Cet accord est un sandwich de Satan saupoudré de sucre. Si vous soulevez le pain, vous n'allez pas aimer ce que vous allez voir», a lancé sur Twitter lundi le représentant Emanuel Cleaver, président du groupe des élus noirs de la Chambre.

Interrogée sur ce qu'elle pensait de la rencontre avec M. Biden lundi, Eleanor Holmes Norton, qui représente la capitale fédérale Washington à la Chambre, a répondu: «je ne pense pas, je pleure».

 

Mais le porte-parole de la présidence, Jay Carney, a rejeté lundi les critiques sur l'absence de nouvelles recettes fiscales, assurant que la commission spéciale bipartite créée par l'accord pourrait très bien recommander des mesures telles que la suppression des subventions pour les compagnies pétrolières.

 

A droite, le texte hérisse les élus proches de la mouvance ultraconservatrice du «tea party». Ils réclament des coupes drastiques dans les dépenses et s'opposent même, pour certains, à tout relèvement du plafond de la dette.

 

Michele Bachmann, représentante qui s'est lancée dans la course aux primaires républicaines sous les couleurs du «tea party», a dénoncé le compromis comme «dépensant trop et ne coupant pas assez».

 

Vote serré

 

Devant un vote qui s'annonçait serré à la Chambre, son président John Boehner et les autres chefs républicains ont mis tout leur poids dans la balance lundi. Côté Sénat, le

texte semblait en meilleure posture pour une adoption.

 

L'accord prévoit un relèvement du plafond de la dette d'au moins 2.100 milliards de dollars, pour permettre au Trésor de faire des emprunts après le 2 août, selon le Bureau du budget du Congrès (CBO), un organisme neutre. Le tout pour tenir jusqu'en 2013, soit après la prochaine présidentielle à laquelle M. Obama est candidat.

 

Cette mesure sera accompagnée d'une première réduction des dépenses de 1.000 milliards de dollars. Une commission spéciale bipartite du Congrès sera ensuite chargée de trouver - avant Thanksgiving, fin novembre - des baisses de dépenses supplémentaires de 1.500 milliards de dollars.

 

Dans le cas où aucun accord n'interviendrait sur des réductions supplémentaires, un mécanisme contraignant se mettrait en place, imposant des réduction budgétaires automatiques.

 

Sécurité sociale pas touchée

 

Un responsable américain a indiqué dimanche que la Sécurité sociale et Medicare, le programme de santé pour les plus âgés, ne seraient pas touchés par ces coupes automatiques.

 

Les républicains ont obtenu d'importantes baisses des dépenses sans céder sur une hausse des impôts des ménages les plus riches ou la suppression de niches fiscales.

M. Obama a assuré que l'accord allait ramener les dépenses fédérales à leur plus bas niveau depuis 60 ans. Il s'est engagé à ce que cela ne se fasse pas de manière «abrupte», alors que la croissance américaine reste anémiée (1,3%) et le taux de chômage élevé (9,2%).

 

Commentaires peu enthousiastes

 

L'accord suscitait des commentaires peu enthousiastes, voire franchement critiques, de la presse américaine. Le Chicago Tribune craignait notamment que le texte ne soit pas suffisant pour «permettre aux Etats-Unis de conserver la note attachée à leur dette publique», actuellement la meilleure possible (AAA).

 

La crise faisait aussi des remous à l'étranger: le Premier ministre russe Vladimir Poutine a accusé les Etats-Unis de «parasiter» l'économie mondiale avec leur dette.

 

ATS

 

le CAC40 se prend une gamelle !

 

 

Le CAC40 a de nouveau plongé de 2,31% ce lundi, à 3.588 pts, enregistrant ainsi une sixième séance consécutive de baisse. Le rebond aura donc été de courte durée ce matin... En effet, après un début de séance positif, porté par l'accord sur le plafond de la dette trouvé outre-Atlantique la nuit dernière, le CAC40 a rechuté dans l'après-midi à la suite de la publication d'un ISM manufacturier américain particulièrement décevant. Après les mauvais chiffres du PIB US dévoilés vendredi dernier, l'inquiétude sur la santé de l'économie et la vigueur de la reprise reprend le dessus. Par ailleurs, les agences de notation restent pour le moment focalisées sur la situation américaine en attendant d'en savoir plus sur les détails de l'accord concernant la dette avant de prendre une éventuelle décision sur le 'triple A'. Pour rappel, l'accord doit encore être voté d'ici mardi soir et plusieurs parlementaires s'y montrent déjà hostiles... Enfin, la situation financière de Chypre préoccupe à son tour les marchés, sans parler des craintes bancaires italiennes qui se focalisent sur Intesa suspendu de cotation à Milan.
En conséquence, l'indice parisien évolue désormais sur ses plus bas niveaux annuels et même sur des cours oubliés depuis septembre 2010 !

ECO/DEVISES

D'après plusieurs sources, Chypre pourrait avoir bientôt besoin de faire appel à une aide internationale et devenir le quatrième pays de la zone euro à demander un plan de sauvetage si le pays ne prend pas des mesures d'urgence pour assainir ses finances. S&P a d'ailleurs abaissé la note du pays vendredi dernier.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a indiqué cette nuit que Démocrates et Républicains s'étaient donc entendus sur un compromis pour relever le plafond de la dette américaine de 2.100 Milliards de Dollars et pour réduire les déficits de plus de 2.400 Milliards de Dollars sur une dizaine d'années. "Les leaders des deux partis de chaque Chambre ont trouvé un accord qui va permettre de réduire les déficits et d'éviter un défaut", a expliqué le président américain. Un plan d'économies de 917 Mds$ sera dans un premier temps présenté aux deux Chambres, avant qu'un Comité Spécial ne soit mis en place pour trouver 1.500 Mds$ de réductions de coûts supplémentaires.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis pour juin 2011 se sont établies en hausse de 0,2% en comparaison du mois antérieur à 772 Mds$, contre -0,1% de consensus et après +0,3% en mai (révisé de -0,6%). Par rapport à juin 2010, les dépenses de construction régressent encore de 4,7%, malgré les révisions en hausse sur avril et mai.

L'indice ISM manufacturier des Etats-Unis pour juillet est ressorti à 50,9 selon le rapport du jour, contre environ 55 de consensus et 55,3 un mois avant. Ainsi, l'indice général a chuté de 4,4 points de pourcentage en comparaison du mois antérieur. Il ressort au plus bas depuis juillet 2009. L'indicateur des commandes nouvelles décline pour sa part à 49,2, contre 51,6 en juin. L'indice de production régresse à 52,3, contre 54,5. L'indicateur de l'emploi plonge à 53,5, contre 59,9 en juin. L'indice des stocks corrige à 49,3, après 54,1 le mois précédent. L'indice des prix dévisse à 59, contre 68 un mois plus tôt. L'indicateur du backlog des commandes baisse enfin à 45, contre 49 en juin.

L'Euro vaut désormais 1,42$, en net recul ce soir, et le baril WTI ressort aussi en repli à 95,2$.

 

 Le boursier

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