Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Sarkozy reçoit de l'argent liquide de Bettencourt, bientôt, nous parlerons d'assassinats...

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 31 Août 2011, 12:49pm

Catégories : #Politique intérieure

Sarkozy gravement mis en cause dans l'affaire Bettencourt


© ap

La juge Isabelle Prévost-Deprez, aujourd'hui dessaisie de l'affaire Bettencourt, porte de graves accusations envers le président français.

Selon Libération, elle affirme qu'un témoin aurait vu Nicolas Sarkozy se faire remettre de l'argent en espèces chez Liliane Bettencourt. L'Elysée dément.

Les révélations ont été récoltées par deux journalistes du Monde dans le livre à paraître Sarko m'a tuer. Isabelle Prévost-Duprez y raconte avoir été frappée par la peur des témoins de parler de Nicolas Sarkozy lors de ses investigations dans le dossier Bettencourt. 

L'infirmière de Liliane Bettencourt lui aurait cependant confié "avoir vu des remises d'espèces à Nicolas Sarkozy". "Allégations scandaleuses, infondées et mensongères", répond l'Elysée.

Pour la juge de Nanterre, ce sont ces révélations qui ont conduit à ce que son tribunal soit dessaisi de l'affaire au profit de celui de Bordeaux. "Il fallait me dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer", confie-t-elle. (vt)

 

7s7.be

 

Affaire Bettencourt : "Les témoins avaient peur de parler"

L'Express publie des extraits exclusifs de l'ouvrage "Sarko m'a tuer", dans lequel la juge Prévost-Desprez met en cause Nicolas Sarkozy. Extraits.

La juge d'instruction était chargée de l'affaire Bettencourt avant d'être dessaisie. IBO/SIPA La juge d'instruction était chargée de l'affaire Bettencourt avant d'être dessaisie. IBO/SIPA

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, aujourd'hui dessaisie de l'affaire Bettencourt, affirme qu'un témoin a vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire, écrit Libération mercredi 31 août.

Le quotidien se fonde sur le livre "Sarko m'a tuer", écrit par deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. L'Express publie des extraits exclusifs de l'ouvrage :

 

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt.

"J'explique que de Maistre m'a demandé de retirer 150 000 euros destinés à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Là, j'ai vu que les policiers étaient satisfaits : "Ah, vous allez être délivrée d'un poids maintenant." Et ils sont repartis. Là, je me suis dit que cette histoire prenait quand même des proportions considérables, avec l'évocation du nom de Sarkozy et de sa campagne électorale."

[...]  Les policiers voulaient me faire dire que Mediapart était un journal de voyous. Alors je leur ai répondu que je n'avais pas formulé ma réponse aussi précisément que ça, que j'avais dit qu'il y avait des politiques qui venaient à la maison, parmi lesquels Sarkozy, et que je me doutais qu'ils devaient recevoir de l'argent. Concernant Sarkozy, je me souviens d'avoir précisé que je n'avais pas de preuve, mais qu'il pouvait avoir touché de l'argent."

[...] "La conversation est revenue sur Sarkozy. Là, dans ce commissariat sinistre, face à plusieurs policiers déterminés, je me suis rendu compte de ce qui se passait. Je mesurais les conséquences de l'interview. Je me suis dit, s'agissant du passage sur Sarkozy : "Je ne peux pas assumer ça."

[...] "Parce que, par la force des choses, j'avais été amenée à parler de financements politiques et à mettre en cause le président de la République, j'étais devenue en quelque sorte l'ennemi public n° 1, et tout ça pour avoir dit la vérité." Et le chef de l'Etat, qui s'est occupé personnellement de son cas ? "Quand j'ai entendu Nicolas Sarkozy faire allusion à moi à la télévision, j'ai ressenti un vertige. Je me suis dit : "Je suis au coeur d'une affaire d'Etat, moi !" [...] J'ai commencé à avoir des angoisses terribles." 

 

Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre du tribunal de grande instance de Nanterre, chargée puis dessaisie de l'affaire Bettencourt.

 "Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins, confie Isabelle Prévost-Desprez. Ils étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout avait été déstabilisée, ils ne voulaient pas connaître son sort. [...] Les témoins me demandaient avec crainte : "Dites, on ne va pas voir l'autre ?" L'autre, c'était Courroye. Donc, les témoins avaient peur de parler sur PV à propos de Nicolas Sarkozy", confie la juge.

 [...] Sans la moindre hésitation, la magistrate lâche alors une bombe. Evoquant ces fameux témoins, situés dans l'entourage de Liliane Bettencourt, elle affirme : "L'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko." La magistrate va plus loin : "Je suis certaine que Metzner [NDLR : avocat de la fille de Liliane Bettencourt] aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi :"J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." Bref, ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer."

Des semaines durant, Isabelle Prévost-Desprez sent peser sur ses épaules une pression terrible. Elle a le sentiment d'être épiée, traquée jusque dans sa vie intime. Paranoïa ? Pas si sûr. "J'ai été l'objet de surveillances, c'est une évidence, mais je n'en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m'ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m'affaiblir. J'étais persuadée d'être sur écoutes. Des écoutes illégales, à mon avis. Cela a toujours été clair pour moi, je ne me pose même plus la question", assène-t-elle.

Le Nouvel Observateur

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents