C’est un spectacle atroce pour tous les amis des animaux : dans la nuit de jeudi à vendredi, un poney a été torturé et tué par des inconnus qui ont fait preuve d’une barbarie sans nom. C’est vendredi matin que Serge-Jean Delannoy, qui habite la cour d’Ormont à Châtelet, est allé rendre visite à ses deux poneys et ses deux ânes, qui paissent dans un pré proche de chez lui. « Quand je suis arrivé, c’était l’horreur totale », déplore ce dernier, des trémolos dans la voix. « Poly, mon poney de 7 ans, était mort et son cadavre portait les traces de tortures innommables. Des sauvages lui ont coupé le pénis et les oreilles. Il présente d’autres plaies à la bouche et aux yeux. Il y avait une grosse pierre à côté de lui : j’espère qui l’ont au moins assommé avant de lui faire ça ».

Avertie, la police locale s’est rendue sur les lieux. Une enquête est ouverte mais pour l’heure, Serge-Jean Delannoy ignore quel individu a pu se rendre coupable d’un tel acte de barbarie. « Je ne me connais pas d’ennemis », ajoute le propriétaire de Poly. « Ici, les voisins adorent mes animaux. Nous avons même supprimé les séparations entre les terrains pour les laisser galoper. C’est probablement un acte gratuit. J’ai lu sur le Net qu’il pourrait s’agir d’une secte, mais ce n’est qu’une rumeur ».

Ce mardi, le cadavre de Poly a été emporté par le clos d’équarrissage. Depuis cette cruelle agression, Serge-Jean Delannoy ne ferme plus l’œil. « Je suis sur le qui-vive. Dès qu’il y a un bruit, je me rends auprès de mes trois équidés. Ils sont comme mes enfants. Je suis Bruxellois d’origine et si j’ai acheté à Châtelet, c’est justement pour qu’ils aient de l’espace ».

Selon Serge-Jean Delannoy, un autre voisin, propriétaire de chevaux, a bien failli être victime d’un fait similaire. « Il faudrait qu’on agisse pour empêcher cela. Faire des rondes », poursuit le propriétaire. Mais vu la répétition des cas de cruauté envers les animaux, l’alourdissement des sanctions pénales ne serait peut-être pas inutile.

 

Source: l'avenir.net