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Val d'Oise : un cratère s’ouvre dans le bois de l’Hautil

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 29 Juin 2011, 21:20pm

Catégories : #Terre et climat

Un cratère s’ouvre dans le bois de l’Hautil

1511001_046fc9f0-a10d-11e0-9f9e-001517810df0_640x280.jpgUn trou de plus de 15 m de profondeur s’est formé en bordure de la D22, à Chanteloup-les-Vignes. La route, qui mène au Val-d’Oise, est fermée jusqu’à nouvel ordre.

Le cratère s’est formé en quelques secondes, dimanche soir aux alentours de 22h30, ruelle Corneilles, le long de la D22, la route qui traverse la forêt de l’Hautil entre Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes. Fort heureusement il n’y avait personne au moment de l’effondrement, qui n’a pas fait de victime.

Hier matin à la lumière du jour, le trou béant était très impressionnant.


Profond de plus de 15 m sur autant de large, il a totalement englouti les arbres et la végétation. L’Hautil s’est une nouvelle fois rappelé à son passé, lorsque l’on y exploitait des carrières de gypse. Des panneaux mettent d’ailleurs en garde les promeneurs sur les risques encourus. Les anciennes carrières se trouvent à 60 m de profondeur.

 

Au-dessus il y a de la marne, une roche argileuse sur une couche de 20 m et du sable sur 40 m. Au fil du temps, le sable s’infiltre en raison de l’humidité, entraînant le sol selon un effet de siphon. Ces phénomènes sont connus, mais évidemment totalement imprévisibles.

Une vingtaine d’hectares du massif de l’Hautil sont considérés à risques. « Ici, c’est un gruyère, mais c’est aussi le cas à Paris », rappelle Pascal, dont les parents habitent à proximité.

Un périmètre de sécurité a été mis en place jusqu’à nouvel ordre. Les experts devront s’assurer de la stabilité du sol, ce qui prendra sans doute plusieurs jours. La départementale qui relie Triel-sur-Seine et le Val-d’Oise reste donc fermée à la circulation. Seuls les riverains sont autorisés à rentrer chez eux. On compte quelques maisons, côté Triel, où les habitants ne se montraient pas plus inquiets que ça hier matin.

« Je suis née ici. J’y habite depuis 1982 et nous avons l’habitude. En 1991, il y a eu ce drame, mais depuis rien. Nous ne sommes pas sur les carrières et ça ne m’empêche pas de dormir, lance Evelyne, 68 ans. Notre seule préoccupation, c’est de pouvoir sortir facilement de chez nous. Apparemment, ça devrait aller même si on ne sait pas trop combien de temps ça va durer. »

 

Le Parisien

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